Saint Amadio

Bartolomeo de Amidei est né en 1204 et il est mort en 1266. Il faisait parti de la famille des Amidei, une ancienne et influente famille de Florence.

Ils habitaient Rome à sa fondation. Cette famille a donné deux Papes à l’Eglise.

Bartolomeo de Amidei se distingua par son ardent amour de Dieu au XIIe siècle en Italie. Il fut l’un des sept pères fondateurs de l’ordre religieux des Servites de Marie (Servi de Maria).

L’histoire raconte que le 15 août 1633, sept nobles Florentins, célébrant pieusement la grande fête de l’Assomption, eurent chacun une vision de la Très Sainte Vierge, les invitant à une vie plus parfaite.

Leurs noms étaient Bonfils Monaldi, Buonagiunta Manetti, Manetto de l’Antella, Amédio des Amidei, Uguccione des Uguccioni, Sostène des Sostegni et Alexis Falconieri.

Les 7 Saints fondateurs des Servites de Marie

Bartolomeo de Amidei prend alors le nom d’Amadio en devenant religieux pour symboliser son amour de Dieu.

S’étant convertis, les sept nobles renoncèrent à leurs richesses, se couvrirent de vêtements pauvres et se retirèrent, le 8 septembre suivant, dans une humble maison, pour célébrer ensemble la Nativité de Marie.

Ils adoptèrent la règle de Saint Augustin. Leur commun dessein de vie religieuse reçut la sanction d’un miracle. Pendant qu’ils mendiaient leur pain de porte en porte, tout à coup, en les voyant, un petit enfant de cinq mois à peine les acclama sous le nom de Serviteurs de Marie.

Ils gardèrent ce nom, évidemment venu du Ciel.

Les saints s’étant adjoints des compagnons, ils se mirent à parcourir les villes et les bourgs de l’Italie, spécialement en Toscane, prêchant partout le Christ crucifié, apaisant les discordes civiles, et ramenant au sentier de la vertu un nombre presque infini d’égarés.

Ils s’installèrent sur une montagne voisine, le Mont Senario, pour vivre une vie toute céleste, reposant sur une grande pauvreté, une austère mortification, la méditation de la Passion de Jésus-Christ et de la douloureuse Compassion de la Sainte Mère de Dieu.

Amadio fut nommé prieur du mont Sénario en 1252.

On lui attribue des guérisons miraculeuses, dont entre autres, la résurrection d’un enfant mort noyé, après être tombé dans un puits.

Cet institut des Serviteurs de Marie fut approuvé par le Pape Innocent IV, et se développa rapidement en Italie, en France, en Allemagne et en Pologne. Les Sept Fondateurs, après un laborieux apostolat, fécondé par de nombreux miracles, moururent entourés de la vénération du peuple et furent ensevelis chacun à leur tour dans le même tombeau.

La mort ne sépara pas ceux que la vertu avait unis dans un tendre amour pour Jésus et Marie. Selon la légende, on raconte qu’à la mort d’Amadio, le 8 avril 1266, les autres pères fondateurs ont vu une flamme dans le ciel.

Ils y virent un témoignage de son amour pour Dieu. Certains autres témoignèrent qu’il leur avait semblé que le mont Senario était tout en flammes.

Tous les pères fondateurs ont été canonisés comme un seul homme par le Pape Léon XIII, le 15 janvier 1888. Le bienheureux Amadio se fête le 11 Février. Cette fête est commune avec les autres pères fondateurs

Prophéties

Ce texte a été remis par le bienheureux Amadio lui-même au Vatican pour éclairer les Papes sur l’avenir :

« Dieu se choisira un homme selon son cœur et le chargera de paître le troupeau de son peuple.
Et cet homme enseignera à toutes les nations le divin vouloir de son Seigneur qu’il aimera de tout son cœur.
La miraculeuse élection remplira d’admiration et d’étonnement les brebis.
Tous les rois viendront à lui et l’adopteront.
Mais il y aura des hommes qui lui seront opposés et deviendront ses ennemis.
Alors Dieu fera baisser leur tête et les abattra, afin qu’à l’Orient et à l’Occident tous sachent que la main de ce même Dieu a fait cet ouvrage.
Toutes les nations infidèles se convertiront à la vraie foi et obéiront à ce Pasteur comme à leur père, et lui et ses successeurs pendant longtemps les gouverneront dans la crainte de Dieu.
Tous les hommes ne formeront plus qu’un seul troupeau sous un seul Pasteur.
Cet homme prédestiné observera les canons et les anciennes coutumes des Pères de l’Eglise, il extirpera les mauvaises, fera obéir aux bonnes et les établira solidement.
Il aura bien plus le soin des âmes et des intérêts spirituels que celui des intérêts temporels.
Il ne s’occupera de l’argent qu’autant qu’il le faudra pour le bien de l’Eglise, des orphelins, des veuves et des autres pauvres. »

En une autre circonstance, l’ange Gabriel lui révèla :

« Le Pasteur, que Dieu aime et choisit entrera au temps marqué dans le Temple ; il purgera et réformera l’Eglise et tous admireront et seront stupéfaits… ; il imitera le Seigneur en réalité par la parole et l’exemple.
Il enseignera tous les secrets qui sont encore cachés sur la création des Anges, sur Dieu et sur l’univers.
Rome sera renouvelée en ces jours et présidera au monde entier.
Avant l’avènement (de ce vrai pasteur), les infidèles ne seront pas réellement vaincus.
L’opposition des Allemands, et l’ineptie autant que la lascivité de leurs princes retarderont ces temps heureux.
Avec ce grand Pasteur, surgira le grand Roi qui obtiendra le royaume de la cité nouvelle, et bientôt, il appesantira sa main sur les infidèles en Afrique, et ensuite en Europe.
Il fera fleurir la foi et sera aimé de tous, parce que ses actes exciteront l’admiration.
Alors la volonté de Dieu sera parfaitement accomplie.
Il faudra que la concorde et une union parfaite soient complètement établies, avant qu’il n’y ait qu’un seul troupeau.
Les siècles finiront, la primitive unité sera rétablie, tous les membres dépendront du même chef et toutes les bergeries particulières feront partie de l’unique bercail du Christ. »

Les Servites de Marie

Sources :

« Vie des Saints pour tous les jours de l’année », Abbé L. Jaud, Tours, Mame, 1950.

« Dictionnaire d’histoire et de géographie ecclésiastiques » Tome deuxième, Alcaini-Aneurin, P. Richard, U. Rouziès et A. Vogt, Édition Letouzey et Ané (Paris),1914.

« Vaticiniorum liber primus », 1854 (en latin) traduite pour la première fois en 1872.

« Le Saint Pape et le Grand Monarque », Marquis de La Franquerie, Éditions de Chiré.

« Nouveau Liber Mirabilis », Adrien Péladan, Vienne, 1584.