Marcel Van

Joachim (Marcel) Nguyễn Tân Văn est né le 15 mars 1928 et il est mort dans un camp de travaux forcés le 10 juillet 1959 au Viêt Nam.

Né dans une famille chrétienne vietnamienne, Joachim Van fut baptisé le lendemain de sa naissance.

C’était un enfant joyeux, espiègle et bien éduqué. À l’âge de 3 ans déjà, il exprimait le désir de devenir un saint. En 1932, sa sœur Anne-Marie Tê naquit, alors on envoya le petit Joachim Van vivre chez sa tante. Il reviendra chez ses parents vers l’âge de 6 ans.

Parce qu’il souhaitait faire sa première communion, le curé l’envoya au catéchisme, il fit sa première communion 6 mois plus tard malgré son jeune âge.

Le jour de sa communion, il demanda deux grâces à Jésus :
Garder son cœur pur afin de l’aimer de tout son cœur,
Accorder à tous les hommes une foi solide et parfaite.

Peu après, Van commença l’école, mais il dû arrêter après 2 mois, à cause d’un épuisement dû à la grande sévérité de l’instituteur.
Sa mère conduisit Van chez l’abbé Joseph Nha, à la cure de Huu Bang, pour qu’il puisse se préparer à devenir prêtre. Van était autorisé à communier tous les jours, permission déjà donnée par le curé de Ngam-Giao.
Cela suscitait l’admiration de ses petits camarades, mais rendit les catéchistes jaloux.

L’un d’eux, le maître Vinh, lui rendit la vie particulièrement dure. Il tenta par deux fois de le violer, le battait, l’empêchait de communier, le privait de nourriture et tentait même de l’empêcher de réciter son chapelet.

Courageusement Van résistait, en s’appuyant sur une inébranlable confiance en la Vierge Marie. « Grâce à elle », écrit-il, « le démon n’a jamais réussi à me vaincre ».

Finalement, Vinh fut chassé de la cure avec quelques autres catéchistes, ce qui laissa un court répit à Van. Il vit que sa mission était de « transformer sa souffrance en joie ».

En 1938, des inondations provoquèrent une famine dans la région. Van fut contraint d’effectuer de durs travaux à la cure. De plus, sa famille tomba dans la misère à cause des inondations et ne pu plus supporter financièrement l’éducation de son fils.

Elle confia alors l’entière responsabilité de l’enfant à l’abbé Nha, qui se mit à l’exploiter comme son homme à tout faire. À 12 ans, après qu’il eut obtenu son certificat d’étude primaires, l’abbé Nha arrêta la formation de Van.

Van finit par prendre la fuite. Il erra durant un certain temps, manqua même d’être vendu, et finit par aller retrouver sa famille. Sa mère le ramena à la cure de Huu-Bang. Là, il s’associa avec d’autres jeunes pour former une sorte de ligue de résistance pour combattre les mauvaises mœurs de certains catéchistes.

En décembre 1941, Van apprit qu’il était accepté au petit séminaire de Lan Song, tenu par les Dominicains. Quelques mois plus tard, le petit séminaire dû fermer car il avait été bombardé par les Japonais.

Van eut la chance de pouvoir poursuivre ses études à la cure de la paroisse Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Quang Uyên. C’est là qu’il découvrit durant l’été 1942, l’autobiographie de la carmélite de Lisieux « Histoire d’une âme », après avoir prié la Sainte Vierge, lui demandant de l’éclairer.

En effet, Van ressentit en son cœur un désir ardent de devenir un saint mais connaissait sa faiblesse. La sainteté lui semblait impossible à réaliser.

Le livre de Thérèse de Lisieux va être pour lui une révélation. Oui la sainteté est possible même pour les petits.

À travers ce livre, il rencontra pour la première fois la spiritualité de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face, qu’il choisit alors comme sœur spirituelle.

Peu de temps après, Van raconta avoir reçu une très grande grâce. Van raconte dans sa biographie que Sainte Thérèse lui apparut et discuta familièrement avec lui. Il ajouta également qu’il s’entretenait régulièrement avec elle.

Van raconte que Thérèse lui enseigna la petite voie, ce qui fut pour lui une révélation. Il dit aussi que Thérèse lui demanda de prier pour les Français.

Van indiqua que leur première rencontre, en 1942, se déroula sur la colline proche de Quang Uyên. Thérèse lui aurait parlé de Dieu, de son amour, de sa paternité et l’invitait à converser avec Dieu comme le feraient deux amis.

Elle aurait dit que Dieu, en effet, s’intéresse même aux petites choses de la vie quotidienne. Van qui relate cet évènement dans son autobiographie explique que l’ensemble de l’enseignement qu’il a reçu de Thérèse est un développement de ce qu’elle lui avait dit ce jour-là sur la colline.

Quelque temps plus tard, Van aurait eu une vision de Saint Alphonse Marie de Liguori, fondateur des rédemptoristes.

Mais Van qui ne le connait pas encore, croit alors que c’est Notre-Dame des douleurs qui lui est apparue. Van raconte que quelques temps plus tard, dans une autre vision, Thérèse lui aurait indiqué l’identité du saint en lui indiquant que c’était dans son ordre religieux qu’il était appelé.

En juin 1943, Van fut chassé du petit séminaire et retourna à la cure de Huu-Bang, puis pour un bref séjour dans sa famille.

En juin 1944, Van fut reçu au couvent des Rédemptoristes de Hanoï. Il y arriva le 16 juillet, mais on le renvoya presqu’aussi vite estimant, à cause de sa petite taille, qu’il n’avait que 12 ans (alors qu’il en a 16).

Trois mois plus tard, il fut admis en communauté, et entra au noviciat le 17 octobre. Il y reçut le nom de Marcel.

Dans sa biographie, Van indique que c’est à cette période que vont commencer ses dialogues avec Jésus. Un nouvel événement va bouleverser sa vie, dans sa méditation, il se sent soudain envahi d’une présence, il entend la voix de Jésus :
« Marcel m’aimes-tu beaucoup ? »
Il voit Jésus s’approcher dans le Saint Sacrement :
«Mon enfant prie beaucoup et fais beaucoup de sacrifices, souffre et offre.»

Marcel Van demanda un jour à Jésus : « Maintenant, Jésus, permets-moi une question. Pourquoi, dans l’Évangile, profères-tu des menaces si terribles contre ceux qui scandalisent les enfants ? (…) ».
Jésus lui répond : « Petit frère, ne comprends-tu pas pourquoi il en est ainsi ? Je vais te l’expliquer… La seule différence qu’il y a entre l’âme des enfants et les anges du ciel, c’est que l’âme des enfants est unie à un corps et que, par conséquent, elle a des défauts naturels.

Mais malgré cela, l’âme des enfants est pure comme les anges du ciel. (…) C’est pourquoi quiconque scandalise l’un de ces petits fait lui-même signe au démon, l’invitant à venir plus tard avec le péché pour souiller l’âme de cet enfant.
Celui qui agit ainsi enlève à la Trinité un temple magnifique ; il enlève aux saints une demeure où ils pouvaient louer la Trinité ; il expose l’âme de cet enfant à perdre son innocence.

C’est pour ces raisons que Je profère de si graves menaces contre le scandaleux qui outrage la Sainte Trinité d’une manière on ne peut plus monstrueuse. (…) Van, n’est-ce pas là une chose terrible ?

Mille fois malheur au monde ! Combien d’âmes encore pures ont été corrompues à cause de lui. Le monde est tellement aveuglé qu’il a détruit presque tous les temples magnifiques de la Trinité….
Van, écoute….Le monde est bien stupide. Le cœur des enfants et devenu comme un temple où habite ici-bas la Bonté du Dieu Trinité et cette Bonté a le pouvoir d’attirer sur le monde le regard bienveillant de la Trinité ; malgré cela, le monde travaille à détruire ces temples de la Divine Bonté et à les dissimuler au moyen du scandale.
O monde, sans l’Amour, tu serais déjà entièrement détruit et réduit en cendres.
O monde, Dieu veut maintenant te transformer au moyen de l’Amour ; il faut que tu vives dans l’Amour….
Cependant, Van mon petit frère, pour en arriver là, il faudra beaucoup de prières.
Car le monde s’oppose encore à l’amour. »

Marcel Van raconte aussi quel est le destin (après la mort) des enfants qui n’ont pas été baptisés. Car sans intelligence, ceux-ci ne peuvent recevoir un jugement divin.

Jésus lui demande d’aimer la France en pleine guerre d’Indochine et pour lui ce n’était pas facile. Il lui donne des messages sur les prêtres de France et prophétise la levée de jeunes apôtres de sa lumière.

Jésus lui révéla sa mission le 5 janvier 1946 : « Mon enfant, souviens-toi toujours que Je t’ai donné une mission particulière envers moi…..Tu dois beaucoup prier pour les apôtres de mon règne.
La prière leur servira d’arme et de nourriture ; et avant de les engager dans la bataille contre l’enfer, il faut que Je leur prépare cette arme et cette nourriture dont ils se serviront plus tard.

C’est à toi que Je confie cette mission que tu devras remplir pendant que tu es encore sur cette terre. Au ciel, Je t’en confierai une autre. »

Par la suite, Marcel Van apprit la conversion de son père.
Le 14 novembre 1945, Van indiqua que lors d’un de ses dialogues avec le Christ, ce dernier lui donna cette « prière de compassion pour la France ».
(Une autre fois Jésus ajouta : « Quand la France a la joie de t’avoir comme intercesseur, que peut elle désirer de plus ? »)

« Seigneur Jésus, aie compassion de la France,
Daigne l’étreindre dans ton Amour
Et lui en montrer toute la tendresse.
Fais que, remplie d’Amour pour toi,
Elle contribue à te faire aimer de toutes les nations de la terre.
Ô Amour de Jésus, nous prenons ici l’engagement de te rester fidèles
Et de travailler d’un cœur ardent à répandre ton Règne dans tout l’univers. »

À la demande de ses supérieurs, Van écrira le récit de son enfance, ainsi que ses colloques avec Jésus, Marie et Thérèse. On retrouve dans ce récit un témoignage poignant sur l’époque tourmentée de la fin de l’Indochine française.

En juillet 1954, après les accords de Genève, le Viêt-Nam était coupé en deux. Alors que de nombreux chrétiens fuyaient le nord pour se réfugier au Viêt Nam Sud, Marcel Van qui était au Sud, demanda à retourner au Nord, devenu communiste.

Il fut arrêté, le 7 mai 1955, jugé et condamné à 15 ans de travaux forcés dans un camp de rééducation communiste. Il tenta de s’en échapper pour rapporter l’Eucharistie à ses compagnons de captivité.

Dans ce camp, il mourut d’épuisement et de maladie le 10 juillet 1959, à l’âge de 31 ans.

Comme lui avait annoncé la Sainte Vierge avec ces mots « Van mon enfant, ne crains rien, malgré les souffrances, tu resteras toujours abrité sous mon manteau, en compagnie de l’Enfant-Jésus.
Mes mains deviendront l’autel du sacrifice, tandis que toi, à l’exemple de sainte Thérèse, tu seras la victime d’holocauste offerte à l’Amour que Jésus accueillera. »

Il écrivit à son supérieur en décembre 1949 : « Qui peut connaître la force de l’amour, qui peut en connaître la douceur… Viendra un jour où je mourrai, mais je mourrai consumé par l’amour. »

Son procès de béatification s’est ouvert en 1997. On l’appelle « l’apôtre de l’amour ».

Prophéties

Marcel Van écrit :

« Pour moi, tout ce que je sais, c’est que Jésus veut rétablir en ce monde le règne de son Amour ; c’est par le lien de l’Amour qu’il veut ramener l’unité dans le monde, faire du monde un royaume qui lui appartienne en propre.

Le règne de son Amour deviendra un pilier de feu qui soutiendra le monde sur le point de se disloquer.

Et si le monde revient à la vie, il le devra à cette flamme d’Amour. »

Le destin de la France et du Vietnam

En 1945, «Van, n’oublies pas le pays que J’aime le plus, tu entends ?….Le pays qui a produit la première petite fleur qui, depuis, en a engendré beaucoup d’autres…..

Cette petite fleur, c’est celle que J’ai choisie pour être ta sœur aînée, Thérèse…

Van, considère cette fleur-là et comprends ceci : c’est en France que mon amour s’est tout d’abord manifesté.

Hélas ! Mon enfant, pendant que le flot de cet amour coulait par la France et l’univers, la France sacrilègement l’a fait dériver dans l’amour du monde, de sorte qu’il va diminuant peu à peu.

C’est pourquoi la France est malheureuse. Mais, mon enfant, la France est toujours le pays que J’aime particulièrement.

J’y rétablirai mon amour. Et pour commencer à répandre sur elle mon amour, Je n’attends désormais qu’une chose : que l’on m’offre suffisamment de prières.

Alors, mon enfant, de la France, mon amour s’étendra dans le monde.
Je me servirai de la France pour étendre le règne de mon amour partout…

Surtout, prie pour les prêtres de France, car c’est par eux que J’affermirai en ce pays le «Règne de mon Amour….»

« Pour ce qui est de notre temps, le Vietnam, la France est actuellement son ennemie ; mais dans l’avenir, elle fera de lui un pays qui me rendra un plus glorieux témoignage…

O Van, ce que ta sœur Thérèse fait pour toi, tu dois le faire aussi pour la France.

Je veux que l’union qui existe entre les deux petites fleurs (France et Vietnam) soit le symbole de l’union que Je veux voir régner entre la France et le Vietnam.

Mon enfant, souviens-toi que c’est avec la France, que ton pays le Vietnam parviendra à consolider le Règne de mon Amour.

Prie pour que les deux pays ne fassent plus qu’un ensemble…
O mon enfant, mon amour te donne le nom de seconde petite Thérèse.

Dans le ciel, Je te donnerai pour mission d’aider ta grande sœur Thérèse à inspirer au monde la confiance en mon amour… »

«O mon enfant, prie pour le pays que J’aime particulièrement.
Ah ! La France. Si on ne prie pas, elle sera encore une fois malheureuse, et le Règne de mon Amour ne pourra que difficilement s’y établir.

Van, ne doute pas de ce que Je viens de te dire, en voyant que la situation en France est déjà un peu plus stable.

Mon enfant, Je parle ainsi pour que la France soit avertie et sache prévenir, car l’Ennemi veut faire de ce pays un foyer de discordes.

Il faut beaucoup prier…..France ! France ! Promets-tu d’être fidèle ?
Es-tu décidée à protéger et étendre le Règne de mon Amour dans le monde ? »

« Je me servirai de la France pour étendre le règne de mon Amour partout…
Surtout, prie pour les prêtres de France, car c’est par eux que J’affirmerai en ce pays le règne de mon Amour.

Van, n’oublie pas le pays que J’aime le plus, tu entends ? C’est en France que mon Amour s’est tout d’abord manifesté.

Ô monde, Dieu veut maintenant te transformer au moyen de l’amour ; il faut que tu vives dans l’amour….

Cependant, pour en arriver là, il faudra beaucoup de prière, car le monde s’oppose encore à l’amour».

« Plus tard, tu verras, J’aurai toute une armée d’apôtres et tout ce que Je leur enseignerai, ce sera de m’aimer comme tu m’aimes toi-même.

Cependant il me faut quelqu’un qui me serve d’intermédiaire, tu seras cet intermédiaire, n’est-ce pas ?

Est-ce que tu acceptes ce rôle ? Il te suffira d’écrire mes paroles.
Il y aura ensuite d’autres apôtres qui se chargeront de les faire passer et mon amour se répandra.

Dans le cas contraire mon amour s’éteindra dans le monde…
Ces paroles que Je t’adresse ici, seules les âmes simples et humbles sont capables de les comprendre, seules les paroles enfantines sortant d’un cœur aimant ont le don de me charmer.

Oui, toi Van, la première petite fleur du Vietnam, tu es bien faible.
Je n’ai jamais vu une âme plus faible, mais peu importe, car il ne te reste qu’à aimer et le reste, Je m’en charge.

Van, n’oublie pas le pays que J’aime le plus, le pays qui a produit la première petite fleur qui depuis en a engendré beaucoup d’autres.

Cette petite fleur c’est celle que J’ai choisie pour être ta petite sœur aînée, Thérèse.»

La Guerre

« Pendant la bénédiction du Très Saint Sacrement, j’ai vu Jésus assis me prendre sur ses genoux (j’avais alors la taille d’un petit enfant) et m’étreindre dans ses bras.

Je ne cessais de le regarder et Lui, de son coté, me regardais aussi puis, approchant son visage du mien, Il me donna un baiser.

Ensuite, me faisant signe de regarder devant moi, Il me dit à l’oreille :
« Regarde la France, regarde la France. »
« Je tournai donc la tête et portai mon regard dans la direction qu’Il m’indiquait de la main ; j’aperçus un Drapeau Noir qui était planté là.

Quand à ma sœur Thérèse, de son bras gauche, elle m’entourait l’épaule gauche et de ne cessait de me regardait en souriant comme si elle n’avait pas remarqué le drapeau planté devant elle. »

Un instant après, Jésus regarda ma sœur Thérèse et dit :
« Pauvre France ! Une fois libéré du Communisme, elle aura affaire à une société secrète plus perverse encore : la Franc-maçonnerie. »

Puis Il me dit :
« Mon enfant, prie pour la France, sinon malheur à elle. »
En disant ces paroles, Il avait l’air plus triste qu’au paravent, mais je ne l’ai pas vu pleurer.

J’ai constaté seulement qu’Il fixait du regard le Drapeau Noir qui se trouvait là ; puis me regardant de nouveau, Il sourit et me recommanda de vous communiquer ces choses…

Durant la méditation qui suivit je revis ma sœur Thérèse. Elle avait d’abord les yeux fixés sur le drapeau, puis elle me regarda de nouveau, ne cessant de sourire.

Mais au moment où elle leva une seconde fois les yeux vers le Drapeau Noir, les larmes inondaient son visage. Le regard fixé sur le drapeau, elle ne cessait de verser d’abondantes larmes.

J’en fus tellement ému que je me mis moi même à pleurer.

Thérèse pleurait toujours. C’était la première fois que je la voyais pleurer ainsi. Maintenant encore, quand j’y pense, je ne peux retenir mes larmes.

Ma sœur leva ensuite les yeux sur Jésus qui, lui ne pleurait pas, se contentant de regarder le drapeau. J’ai entendu alors ma sœur Thérèse, toujours en pleurs, parler à Jésus en français.

Je n’ai retenu que quelques mots que, d’ailleurs, je ne peux écrire correctement….
Elle disait : « O mon Jésus…Jésus… Embrasse toi…La France….»

C’est tout ce que j’ai retenu et je n’y comprends rien. Ma sœur Thérèse me regarda de nouveau, ses larmes avaient cessé de couler et elle me dit : « Mon cher petit frère, qu’est ce que tu penses de cela ? »

Je me contentai de lui répondre : « Tout ce que je peux faire c’est de prier »
Elle ajouta : « Oui, mon petit frère, prie, ne cesse de prier »

Vers la fin de l’oraison, je vis que le Drapeau Noir était brisé et qu’il gisait par terre.
Alors, Jésus se pencha de nouveau sur moi. Comme au début…

Thérèse fit de même et je ne vis plus rien, si ce n’est mes larmes qui coulaient en présence d’un si grand amour.

Quand je me voyais assis sur les genoux de Jésus, je tenais en main du papier et une plume et j’étais très beau, n’ayant pas la taille que j’ai maintenant mais celle d’un enfant de 4 ans. Ma sœur Thérèse était, elle aussi très belle. Cette fois, je l’ai vue plus distinctement ; son visage frais et souriant venait encore ajouter à sa beauté. »

La Vierge Marie
Ces révélations se rapporte aux temps où la Vierge Marie écrasera le dragon (Satan), à l’époque de la venue de l’antéchrist.

« Mon petit Van, voici une chose que Je te recommande et que tu devras mettre en pratique.

Je fais la même recommandation à ton père spirituel : demain, premier samedi du mois, jour qui m’est consacré, Je ne te demande rien d’extraordinaire, mais seulement d’offrir tes œuvres à l’intention de mes petits apôtres, ceux-là qui doivent plus tard établir mon règne sur terre, afin que remplis de ferveur et de courage, ils puissent tenir tête au monde et à l’enfer.

Mon règne arrivera après celui de l’Amour de Jésus ; et ce règne sera plus ou moins stable ici-bas, selon qu’il y aura plus ou moins de prières.

Si l’on prie peu, il durera peu ; mais plus on priera, plus aussi mon règne sera solide et de longue durée.

Vu que mon règne viendra après le règne de l’Amour de Jésus, il ne sera que le signe qui révélera clairement aux hommes le Règne de l’Amour de Jésus, et amènera le monde à reconnaitre que Je suis vraiment Mère. »

Jésus dit à Van : « Il y aura aussi plus tard une armée de la Sainte Vierge… »

« Souviens-toi de prier dès maintenant pour cette faible armée car à peine sera-t-elle lancée dans la bataille, tout l’enfer se lèvera en bloc contre elle de sorte qu’elle se verra comme dans l’impossibilité de lui tenir tête.

Mais dans la suite, l’enfer subira une défaite retentissante et alors la Sainte Vierge sera glorifiée sur cette terre.

Tu dois prier beaucoup pour que cette armée puisse lutter avec ardeur et courage jusqu’au bout.

Cette armée n’existe pas encore actuellement, mais elle existera plus tard.»

Plus loin, Marie donne encore des précisions sur ses futurs apôtres :
«Van, écoute-moi. Comme Jésus te l’a dit auparavant, au début de la lutte, mes apôtres paraitront très faibles, si faibles qu’on les croira incapables de tenir tête à l’enfer.

Par là, mes apôtres apprendront à être plus humbles.

Cependant, plus l’enfer aura été victorieux auparavant, plus il sera honteux ensuite, car ce ne sera pas moi en personne qui écrasera la tête de Satan, mais mes enfants.

Voyant que J’utilise mes faibles enfants, comme autant de pieds pour lui écraser la tête, Satan sera honteux…

Ensuite, mon règne s’établira peu à peu dans le monde, comme Jésus te l’a dit.

Je serai beaucoup glorifiée sur la terre, mais, petit enfant, il faut que tu pries beaucoup pour mes petits apôtres.
Prie en paroles, prie par tes soupirs, prie par tes désirs…»

Le 6 janvier 1946, Van fait allusion à la fin du monde dont bien des gens disent qu’elle est proche. La Sainte Vierge répond :
« Pour ce qui est de la fin du monde, Je n’en sais absolument rien…
Laisse à la Sainte Trinité le soin de s’en occuper.

Pour moi, tout ce que Je sais, c’est que Jésus veut rétablir en ce monde le règne de son amour ; c’est par le lien le lien de l’amour qu’Il veut ramener l’unité dans le monde, faire du monde un royaume qui lui appartienne en propre.

Le règne de son amour deviendra un pilier de feu qui soutiendra le monde sur le point de se disloquer…..et si le monde revient à la vie, il le devra à cette flamme d’Amour.

Prie mon enfant, prie beaucoup pour que le Règne de l’Amour de Jésus soit établi sur terre dans toute sa beauté, et qu’il en soit de même pour mon propre règne.

Le monde entier me reconnaitra pour sa véritable Mère, et c’est alors qu’il comprendra clairement l’amour dont mon cœur déborde pour lui.

Prie, le Règne de l’Amour arrivera bientôt dans le monde et mon règne à moi le suivra de près….

Petit Van, sache que Je choisis mes apôtres dans tous les pays et il y en a dans chaque pays.
Ils se divisent en deux groupes avec la même mission et le même but : l’expansion de mon règne dans l’univers.

L’un de ces groupes se charge spécialement de prier, l’autre d’annoncer au monde la venue de mon règne.

Je te communique ceci : les apôtres qui travaillent à l’expansion de mon règne, Je les choisirai exclusivement dans le Royaume de l’Amour de Jésus, car en ces temps-là, le monde sera devenu le Royaume particulier de Jésus.

Mon petit Van, si Je t’annonce ces choses, c’est dans l’unique but de t’exhorter à la prière.

Dis bien à tout le monde que c’est sur le solide fondement de la prière que s’établira mon règne en ce monde.
Et toi, donnes-moi le nom de Mère de Tout L’Univers… »

Jésus dit à Van :
« J’ai déjà promis aux enfants le royaume des cieux, et ils n’ont rien d’autre à faire que de l’accueillir. (…)

Malheureusement Van, il semble que maintenant, les enfants, par leur manière d’agir, veulent souvent rivaliser avec les adultes.

Et le plus terrible c’est que d’ordinaire, le monde leur fait connaître le péché plutôt que Moi. (…) Il faut arracher les enfants aux ténèbres du monde…

Oh ! Malheur au monde s’il n’avait pas les enfants pour offrir un lieu de refuge à la bonté de Dieu ; il serait alors anéanti par la justice Divine. (…)

Jésus lui révèle alors la levée d’une multitude de jeunes apôtres de l’amour, mais en ajoutant « Ce n’est pas pour tout de suite ».

Sources

« Marcel Van, ou l’infini pauvreté de l’Amour », Père Gilles Berceville, Éditions de l’Emmanuel, 2009.
Œuvres Complètes de Van :
Tome 1 « Autobiographie », Éditeur : Saint-Paul/Les Amis de Van, 2000
Tome 2 « Colloques », Édition Saint-Paul-Les Amis de Van, 2001
Tome 3 « Correspondances », Éditions Religieuses-Les Amis de Van, 2006
« Petite histoire de Van », Père Antonio Boucher, Édition Saint-Paul-Les Amis de Van, 2001
« Van, petit frère de Van »Revue Vianney n°80, Alain d’Orange, Mission Thérésienne, juin 2004
Collectif,
« Quel est ton secret, petit Van ? », Collectif, Édition Saint-Paul/Les Amis de Van, 2000
Manga « Van le combat de l’amour »
Histoire vraie de Marcel Van par Ilic Alexandre et Bouvier Catherine (2014) Amis de Van Editions